AKADEMYS

Louis MENARD est conseil en entreprise.

Agé de 58 ans, il vit depuis plus de 18 ans grâce à Internet.

Il est intervenu auprès de plusieurs centaines d'entreprises, allant de la TPE à la PME de plus de 500 salariés.

Aujourd'hui, il a créé la plateforme Akademys pour partager avec vous ses connaissances, et vous aider à réaliser vos objectifs.

Des systèmes simples et astucieux pour développer votre business.

Des formations-coaching en visio-conférence

pour réussir vos projets internet.

Qui ?

Jean-Francois Grazi, CEO de I Read et fondateur du groupe Business Immo.

Quoi ?

Une interview sur la manière dont ce groupe d'info BtoB dans le domaine de l'immobilier envisage de donner un coup de boule à la crise.

Comment ?

Comment avez-vous passé les trois derniers mois ?

C'a été d'abord la stupeur. Paris en ville vide, a eu un impact psychologique sur chacun d'entre nous. Après, la crise est un accélérateur de faillites pour les entreprises qui allaient déjà mal. Mais aussi un accélérateur de changement. Cela a été l'occasion, pour nous, de réfléchir à un nouveau mode de fonctionnement.

C'est à dire ?

En décembre dernier, nous voulions déjà accélérer la digitalisation du groupe et réfléchir à de nouveaux produits. Pendant le confinement, nous avons travaillé toutes les semaines sur ces sujets, et nous avons été prêtes plus tôt que prévu. Nous étions leader, das une situation confortable, depuis 15 ans. cette crise nous a réveillés et donné de l'humilité. Nous sommes sortis de l'innocence en sentant le danger. Après la surprise et la peur le cerveau s'enclenche et on trouve de solutions pour rester vivants.

Le 1° mars, juste avant le confinement, nous avons acquis un éditeur de cartographie. Pendant la crise, nous nous sommes pensés comme un groupe de 50 personnes, et nous avons enlevé les silos entre les trois activités : I read , notre labo data, I Read Geospace, notre nouvelle filiale toulousaine de cartographie et Business Immo,qui fait de l'info et des événements dans e domaine de l'immobilier BtoB. Auparavant, nous étions dans le syndrome Air France Air Inter, rien n'était mutualisé. pour échapper à ce syndrome, nous faisons disparaitre les marques en interne. Le groupe a aujourd'hui quatre métiers, la rédaction, le lab, la formation et les événements, qui s'appuient sur 6 fonctions support, la régie, la data, l'IT, la plateforme web, l'IT et les RH. Le marketing et la com travaillent pour tous les pôles.

Comment a évolué l'offre produit ?

Pendant le confinement, nous n'avons pas perdu un euro dans les renouvellements d'abonnement. Le CA a chûté sur les conférences. Les formations sont passées en mode remote. Et la pub n'a pas décroché de nouveaux clients. On anticipe la disparition de la page de publicité. L'édition du magazine Business Immo est sorti en digital sur la période mars juin. Nous allons devenir éditeur purement digital dans 1 à 3 ans. Dans la période actuelle, on ne vendra plus de pub à l'unité, mais des dispositifs croisant sponsoring de nos émissions vidéo, webinar sponsorisé et rappel de ce webinar dans le magazine, par exemple. En juin, nous allons annoncer notre programmation de conférences en Visio pour septembre et octobre, sur click meeting. Il faut adapter le langage, la durée et le nombre d'intervenants, pour rester pertinent sur un écran. La difficulté est de faire rester le public, qui peut quitter la conférence à tout moment, alors que dans une conférence physique, c'est un peu délicat de quitter son siège en plein milieu ! Mais la conférence en ligne a aussi des vertus, elle fait gagner du temps : entre le déplacement et la conférence, celle ci prenait 3 h de notre temps…Enfin, avec I Read, nous mettons au point des outils d'aide à la décision, pour les investisseurs du secteur immobilier.

Vous êtes cinquante personnes aujourd'hui. Fin 20, vous serez combien ?

On aura tous un mauvais bilan sauf Amazon. Une fois qu'on est lucides, je n'aime pas faire le dos rond. Je préfère être debout et affronter le danger qui vient en face. Nous, la crise, on va lui mettre un coup de boule. Et on va embaucher de nouveaux profils en cartographie et dataviz. Nous serons prêts en septembre pour affronter la crise. Entre les entreprise, ce qui se passera pour les quatre derniers mois de l'année sera le juge de paix et sélectionnera ceux qui attaqueront l'année suivante.Bien sûr, si le CA continue de chûter on licenciera. Mais en attendant, on se met en ordre de bataille pour répondre aux nouveaux besoins de notre marché.
Que sera le monde d'après ?
Cette expression n'a aucun sens. On ne peut rien prédire, c'est à nous de le fabriquer. Il ya une émise en question du bureau. L'immobilier est le deuxième poste de cout après les salaires et il est de plus en plus cher. On pensait avant cette crise que tout le monde devait être au bureau en même temps. En sortie de crise, la présence au bureau se fera par roulement. Le bureau n'est plus le lieu nique de travail, mails lieu de la rencontre. Mais il faut aussi faire attention que chacun garde un rythme de travail compatible avec celui des autres. Juste avant la crise, notre charte d télé travail prévoyait la possibilité de passer trois jours en télé travail. Mais à partir de cette semaine, nous avons demandé aux équipes de venir trois jours au bureau, pour se remettre au même rythme.

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